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Effet du stress thermique sur le comportement et quelques paramètres physiologiques, zootechniques et hématologiques chez le poulet de chair
Université de Yaoundé 1 ; Université de Yaoundé 1; Minepia, Cameroun; Université de Ngaoundere
01Abstract
Contexte : La production avicole joue un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire au Cameroun, mais elle est fortement affectée par le stress thermique lié aux conditions climatiques tropicales. Méthodes : Cette étude a évalué les effets du stress thermique chronique (35 °C) et aigu (40 °C) sur le comportement, les performances zootechniques et les paramètres hématologiques du poulet de chair. Un total de 150 poulets Cobb 500 âgés de 30 jours a été réparti en trois groupes : un lot témoin, un lot soumis à un stress chronique pendant quatre jours et un lot exposé à un stress aigu pendant une journée. Résultats : Le stress thermique a induit d’importantes modifications comportementales, notamment une diminution de l’activité, un halètement et un abaissement des ailes, traduisant une altération du bien-être. Sur le plan zootechnique, une baisse significative du poids vif (12,56 %) a été observée chez les sujets soumis au stress chronique, accompagnée d’une augmentation de la consommation d’eau et de la fréquence respiratoire.
02Author contributions
Data curation; Conceptualization; Formal analysis; Investigation; Methodology; Resources; Software; Validation; Visualization; Writing – original draft; Writing – review & editing
Conceptualization; Formal analysis; Investigation; Methodology; Project administration; Supervision; Writing – original draft; Software
Data curation; Funding acquisition; Investigation; Software; Validation; Writing – original draft
Conceptualization; Formal analysis; Methodology; Project administration; Supervision; Validation; Investigation
03What this study adds
Cette étude met en exergue la nécessité de la maîtrise des outils thermique en aviculture pour la consolidation du bien être animal et l'optimisation de la productivité en aviculture
04Introduction
Le poulet occupe une place importante dans l’alimentation humaine. Il s’agit d’un produit peu onéreux et de bonne qualité sur le plan diététique (Itavi, 2003). L’élevage des poulets possède plusieurs avantages : la petite taille des sujets, un espace limité peut être utilisé pour une production intensive, la consommation ne souffre d’aucune discrimination d’ordre religieux et cette filière peut aisément faire l’objet d’investissement privé accessible à toutes les bourses. Malgré ces avantages l’élevage des poulets se heurte à certaines contraintes environnementales telles des températures ambiantes élevées (Mame Fatou, 2012). Le Cameroun, avec une production nationale de poulets de chair de l’ordre de 22 235 500 sujets en 2020 (Minepia, 2021) n'arrive pas à répondre à la demande sans cesse croissante en viande de poulets sur le marché. Le poulet de chair est particulièrement sensible aux températures élevées en raison de son métabolisme rapide, de son plumage dense et de l’absence de glandes sudoripares. Lorsque la température ambiante dépasse sa zone de neutralité thermique (environ 18–24 °C chez l’adulte), des perturbations physiologiques majeures apparaissent : hyperthermie, alcalose respiratoire, déséquilibres électrolytiques et altération du métabolisme énergétique (Lara et Rostagno, 2013 ; Yahav, 2009). Toutefois, la majorité des études disponibles ont été conduites en conditions expérimentales contrôlées, principalement en Europe, en Amérique du Nord ou en Asie. Ces travaux se sont focalisés sur les performances zootechniques (gain moyen quotidien et indice de consommation) (Lara et Rostagno, 2013), avec des souches commerciales élevées dans des infrastructures hautement régulées. Peu de données sont disponibles en contexte africain, et encore moins au Cameroun, où les conditions climatiques naturelles, les systèmes d’élevage semi-intensifs et les contraintes techniques diffèrent considérablement. La connaissance des effets de la chaleur sur le poulet de chair et des adaptations défensives qu’il met en jeu face à l’agression thermique est indispensable, puisqu’elle permet d’améliorer son confort et donc sa productivité. C’est dans ce contexte que cette étude se propose d’évaluer l’effet des températures ambiantes élevées sur le bien-être et sur quelques paramètres zootechniques chez le poulet de chair. Plus spécifiquement, il s’agit d’évaluer l’effet du stress thermique sur : - le bien-être du poulet de chair (à travers l’analyse des réponses physiologiques : attitude et comportement); - les paramètres physiologiques (température corporelle et fréquence respiratoire) et zootechnique (poids vif) ; - quelques paramètres hématologiques.
05Materials and methods
Matériels et méthode 1.1. Site et période de l’étude L’étude s’est déroulée dans la région de l’Adamaoua, Département de la Vina, plus précisément en zone périurbaine de la ville de Ngaoundéré à 1100 m d’altitude (7°14’-7°35’ Latitude Nord ; 13°29’-13°40’Longitude Est). Cette position lui confère un climat de type soudano-guinéen avec une saison pluvieuse de 7 mois, allant d’avril à octobre et une saison sèche de 5 mois, de novembre à mars. Notre étude s’est déroulée de juin à août 2019 en pleine saison de pluies. 1.2. Conduite des sujets d’élevage Dans notre étude 150 poulets de souche Cobb 500 ont constitué notre échantillon. Ils ont été dans des conditions d’abreuvement et d’alimentation ad libitum. Les poulets ont été conduits en bande unique dans les conditions classiques d’un élevage de poulets de chair jusqu’à l’âge de 30 jours. Les températures dans le bâtiment y ont été celles recommandées par les normes zootechniques (32°C pour la poussinière et 23°C pour la croissance) (Jean-Luc Guérin, 2011). Au 30e jour les poulets ont été répartis en lots : le lot A (témoin) étant constitué de 50 poulets maintenu dans les conditions classiques d’élevage, les lots B et C, constitués chacun de 50 sujets ont été soumis aux stress thermique à des températures respectives de 35°C et de 40°C. 1.3. Condition du stress thermique Après l’alotage des sujets de manière aléatoire au 30e jour, les sujets du lot B ont été soumis au stress thermique (stress thermique chronique) pendant 4 jours (31e au 34e d’élevage) consécutifs, ces poulets ont été exposés une température ambiante de 35°C de 6h à 18h pendant les 4 jours de stress. Par contre, les sujets du lot C ont été soumis au stress thermique (stress thermique aigu) pendant un seul jour (31e jour d’élevage). Ce dernier lot de poulets a été exposé à une température ambiante de 40°C de 6h à 18h. Les différents stress thermiques se sont effectués dans un bâtiment prévu à cet effet à l’aide de radiant thermique et sous control d’un thermomètre d’ambiance. Les prises de paramètres biologiques ont été effectuées toutes les 4h (à 10h, à 14h et à 18h). Les échantillons de sang ont été prélevés avant et après chaque stress thermique (5h40 et 18h05) autant chez les lots stressé que chez le lot témoin. 1.4. Evaluation de l‘effet du stress thermique sur le bien-être et certains paramètres zootechniques et physiologiques des poulets L’attitude, le comportement et de l’aspect physique des poulets face au stress ont été observés minutieusement pour détecter l’extériorisation de la mise en péril du bien-être des oiseaux sur la base de la grille d’observation présenté dans le tableau I. Les paramètres biologiques (poids vif, fréquence respiratoire, température rectale et consommation d’eau) ont été mesurés pour déterminer l’impact réel du stress thermique sur les poulets. Tableau I : grille d’appréciation de la mise en péril du bien-être Paramètre Indicateur 1.5. Evaluation de l‘effet du stress thermique sur les paramètres hématologiques Les poulets ont été soumis à des prélèvements sanguins (5 ml par échantillon) avant et au sortie des stresses thermiques. La procédure de prélèvement du sang a été la suivante : une ponction de la veine alaire a été effectuée à l’aide d’une seringue de 21G et le sang prélevé a été introduit aussi tôt dans un tube contenant de l’anticoagulant EDTA (1,0 mg/ml de sang) ; par la suite le sang et l’anticoagulant ont été correctement mélangés par retournement du tube une douzaine de fois. Les échantillons sanguins ont été transportés pour le laboratoire dans une glacière sous une température de +4°C, dans un délai d’une heure. Les analyses hématologiques ont été effectuées pour la détermination de l’hématocrite, de la numération globulaire et de la formule leucocytaire grâce à un automate à hémogramme de type Mindray. Les valeurs des paramètres hématologiques des lots stressés (lots B et C) ont été comparées à celles du lot témoin (lot A). 1.6. Analyse statistique des données Les données collectées ont été enregistrées dans le logiviel Microsoft Excel 2013. Ces données ont été regroupées par type de stress et la comparaison des paramètres a été réalisée à l’aide du logiciel SPSS version 23.0 grâce au "T" test de Student à un intervalle de confiance de 95 % et les paramètres ont été évalués au seuil de signification de 5 %.
06Results
2. Résultats 2.1. Effet du stress thermique sur le bien-être des poulets de chair L’exposition des poulets au stress thermique a permis d’observer que: - les animaux ont évités toute dépense d’énergie en minimisant l’activité physique : les déplacements des poulets était très limiter pour éviter toute thermogénèse supplémentaire qui s’accompagnerai avec la mobilité ; - les poulets ont cherché les endroits les plus frais en s’éloignant au maximum des sources de chaleur : en situation de malaise l’issu possible était l’éloignement le plus important possible par rapport à la source de chaleur ; - la crête et le périnée ont été d’une coloration très rosée : étant en ambiance chaude les poulets voient leurs sang redirigé vers les régions périphériques du corps pour aider à dissiper la chaleur ; - les animaux présentent un abaissement des ailes (ailes tombantes) et une augmentation de la polypnée thermique : cette attitude permet d’optimiser la thermolyse en éliminant l’excès de chaleur via une augmentation de la surface de contact avec l’air et l’évacuation de la chaleur à travers les voies respiratoires supérieures. 2.2. Effet du stress thermique sur le poids corporel, la température rectale, la consommation d’eau et la fréquence respiratoire chez le poulet de chair Les données présentées sont les valeurs moyennes des paramètres biologiques observés lors des différents périodes de stress thermiques. 2.2.1. Effet du stress thermique chronique sur les paramètres physiologiques et zootechniques Lors du stress thermique chronique (35°C), nos résultats présenté dans le tableau II montre une variabilité significative (p<0,05) du poids vif, de la consommation d’eau et de la fréquence respiratoire des poulets. Il a été question d’une réduction de 12,56% du poids corporel des sujets stressés (lot B) et d’une consommation supplémentaire d’eau de 6,75L/jour (consommation supplémentaire totale : 27,03L) d’où une prise d’eau de l’ordre de 0,56 L par degrés Celsius d’élévation de température. 2.2.2. Effet du stress thermique aigu sur les paramètres physiologiques et zootechniques Le tableau III présente les résultats lors du stress thermique aigu (40°C). Il a été observé une variabilité significative (p<0,05) de la consommation d’eau et de la fréquence respiratoire des poulets. Les poulets stressés (lot C) ont consommés en plus 27L d’eau, il a donc été question d’une consommation d’eau de l’ordre de 1,59L par degrés Celsius d’élévation de température. 2.3. Effet du stress thermique chronique sur la numération globulaire chez le poulet de chair Le tableau IV présente une variabilité significative (p<0,05) des taux des hématocrites et des globules blancs et rouges. Lors du stress thermique chronique les taux des hématocrites et de globules blancs et rouges font une augmentation significatives (p<0,05) pour les poulets stressés (lot B). 2.4. Effet du stress thermique aigu sur la numération globulaire chez le poulet de chair Le tableau V montre une variation significative (p<0,05) des taux des hématocrites et des globules blancs et rouges lors du stress thermique aigu. 2.5. Effet du stress thermique chronique sur quelques paramètres hématologiques Lors du stress thermique chronique, il est observé à travers le tableau VI une variation significative (p<0,05) des taux des Lymphocytes, des Monocytes, des Hétérophiles et des Basophiles. 2.6. Effet du stress thermique aigu sur quelques paramètres hématologiques Le tableau VII présente les variations significatives (p<0,05) des paramètres hématologiques des poulets du lot C induite par le stress thermique aigu.
07Discussion
Discussion Les résultats obtenus dans la présente étude mettent en évidence que l’exposition des poulets de chair à des températures élevées (35°C et 40°C) induit des modifications comportementales, physiologiques et hématologiques significatives, traduisant une perturbation de l’homéostasie thermique. La réduction de l’activité physique, l’abaissement des ailes, la recherche de zones fraîches et l’augmentation de la fréquence respiratoire observée chez les animaux soumis au stress thermique constituent des réponses adaptatives visant à limiter la production de chaleur endogène tout en favorisant les mécanismes de dissipation thermique. Ces observations corroborent celles de Yahav (2009) et de Lara et Rostagno (2013), qui décrivent ces comportements comme des stratégies essentielles de thermorégulation chez les volailles élevées en environnement chaud. D’un point de vue physiologique, ces ajustements comportementaux permettent de réduire la thermogenèse liée à l’activité musculaire et d’augmenter les pertes de chaleur par convection et évaporation. L’augmentation marquée de la fréquence respiratoire observée dans cette étude traduit une activation du mécanisme de polypnée thermique, principal mode de thermolyse chez les oiseaux dépourvus de glandes sudoripares. Ce phénomène permet une dissipation de la chaleur par évaporation au niveau des voies respiratoires, mais il s’accompagne également d’un risque d’alcalose respiratoire lié à une élimination excessive de CO₂, comme rapporté par Lin et al. (2006). Cette contrainte physiologique peut altérer l’équilibre acido-basique et affecter les fonctions métaboliques. La vasodilatation périphérique mise en évidence par la coloration rosée de la crête et du périnée s’inscrit également dans cette logique adaptative. Elle résulte d’une redistribution du flux sanguin vers les zones périphériques, favorisant les échanges thermiques avec l’environnement. Ce mécanisme, bien documenté par Lin et al., (2006), contribue à la thermolyse mais peut également entraîner une diminution de l’irrigation des organes internes, affectant ainsi certaines fonctions physiologiques. La diminution significative du poids corporel observée chez les poulets soumis au stress thermique chronique s’explique principalement par une réduction volontaire de l’ingestion alimentaire. Ce phénomène est une stratégie adaptative visant à limiter la production de chaleur liée à la digestion (thermogenèse alimentaire), comme l’ont démontré Geraert et al., (1996) et Temim et al., (2000). Toutefois, cette adaptation se fait au détriment des performances de croissance, traduisant un compromis entre survie thermique et productivité. L’augmentation significative de la consommation d’eau observée dans les lots stressés constitue une réponse physiologique essentielle pour maintenir l’hydratation et soutenir les mécanismes de thermorégulation. En effet, l’élévation de la température ambiante entraîne une augmentation des pertes hydriques par évaporation respiratoire, ce qui nécessite une compensation hydrique accrue, comme rapporté par Belay et Teeter (1993). Cette augmentation de la consommation d’eau joue également un rôle dans la régulation thermique via le refroidissement interne. L’élévation de la température corporelle observée chez les animaux stressés témoigne d’un état d’hyperthermie résultant de l’incapacité des mécanismes de thermolyse à compenser l’excès de chaleur environnementale. Ces résultats sont en accord avec ceux de Cooper et Washburn (1998), confirmant que le poulet de chair présente une capacité limitée d’adaptation aux températures élevées, en particulier dans les conditions de stress chronique. L’augmentation significative de l’hématocrite observée dans les lots exposés à la chaleur peut être interprétée comme une conséquence d’une hémoconcentration liée à la déshydratation. Ce mécanisme a été également rapporté par Aengwanich (2008). Par ailleurs, l’augmentation du nombre de globules rouges pourrait représenter une adaptation visant à améliorer la capacité de transport de l’oxygène dans un contexte de demande métabolique accrue. L’augmentation des leucocytes, notamment des hétérophiles, lymphocytes et monocytes, observée dans cette étude reflète une activation du système immunitaire en réponse au stress thermique. Ce phénomène est en partie médié par l’activation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, entraînant une libération de corticostéroïdes, comme l’ont décrit Altan et al., (2000). Ces modifications de la formule leucocytaire sont caractéristiques d’un état de stress et peuvent être interprétées comme un indicateur fiable du bien-être animal. En revanche, la diminution des éosinophiles et des basophiles pourrait être liée à une redistribution cellulaire induite par les hormones de stress. Les résultats obtenus confirment que le stress thermique induit une cascade de réponses physiologiques intégrées impliquant les systèmes thermorégulateur, respiratoire, métabolique et immunitaire. Ces perturbations traduisent une altération du bien-être et des performances zootechniques. Dans le contexte des zones tropicales, notamment au Cameroun, où les températures ambiantes élevées sont fréquentes et exacerbées par les changements climatiques, ces résultats sont en accord avec les travaux réalisés dans des environnements similaires. Ils soulignent la vulnérabilité du poulet de chair aux contraintes thermiques et mettent en évidence la nécessité d’adopter des stratégies de gestion thermique adaptées.
08Conclusion
Conclusion Au terme de cette étude, il apparaît que l’exposition des poulets de chair à des températures élevées (35°C et 40°C) induit des perturbations significatives du bien-être animal, se traduisant par des altérations comportementales, physiologiques, zootechniques et hématologiques. L’intérêt de ce travail réside dans l’approche intégrée adoptée, combinant l’analyse des réponses comportementales, des paramètres physiologiques de thermorégulation, des performances zootechniques et des profils hématologiques, permettant ainsi une évaluation globale et objective du bien-être des poulets de chair en conditions de stress thermique. Cette approche met en évidence les mécanismes physiologiques sous-jacents, notamment la perturbation de l’homéostasie thermique, l’activation des mécanismes de thermolyse, ainsi que les ajustements métaboliques et immunitaires induits par la chaleur. Les résultats obtenus démontrent que le stress thermique constitue un facteur limitant majeur de la productivité avicole, en raison de son impact négatif sur la croissance, l’équilibre hydrique et les fonctions physiologiques essentielles. Sur le plan appliqué, cette étude apporte des éléments scientifiques pertinents pour l’amélioration des pratiques d’élevage en zone tropicale. Elle souligne notamment l’importance de la maîtrise de l’ambiance thermique dans les bâtiments avicoles, à travers des stratégies telles que l’amélioration de la ventilation, la gestion de la densité d’élevage et l’optimisation de l’abreuvement. Dans un contexte de réchauffement climatique marqué, ces résultats contribuent à une meilleure compréhension des contraintes environnementales affectant la production avicole en milieu tropical et ouvrent des perspectives pour le développement de systèmes d’élevage plus résilients, capables de concilier performance zootechnique, bien-être animal et durabilité.
03References
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